Saint = parfait ? Perdu !

15 novembre 2015

Le Seigneur n’est pas venu pour les parfaits !

S’accueillir en frères et sœurs humblement et marcher ensemble en petit groupe…pour témoigner de la tendresse de Dieu.

Ce sont 2 des 5 objectifs du projet pastoral 2014-2017 !

Notre vie avec le Christ (notre sainteté) est-elle concrète et perceptible ? En s’inspirant d’une réponse de Benoît XVI à un séminariste à l’occasion de la fête de la Vierge de la Confiance en 2007, avançons avec nos « imperfections » !

« Premièrement, il est bon de reconnaître notre faiblesse, car ainsi nous savons que nous avons besoin de la grâce du Seigneur et de son réconfort. Même St Pierre a trahi Jésus, et les Apôtres L’ont abandonné. Combien de fois le Seigneur leur a reproché leur fermeture du cœur et leur peu de foi. Cela nous montre qu’aucun d’entre nous n’est entièrement prêt à répondre à l’amour du Christ et à conformer sa vie à la sienne.

Ensuite, nous ne devons pas oublier que le Seigneur est venu précisément pour nous aider dans notre faiblesse. Il n’est pas venu pour appeler les justes, ceux qui prétendent ne pas avoir besoin de la grâce, qui prient en se louant eux-mêmes, mais pour appeler ceux qui sont conscients d’être imparfaits, qui savent avoir besoin chaquejour du pardon du Seigneur, de sa grâce pour aller de l’avant.

Troisièmement, il nous reste à reconnaître que nous avons besoin d’une conversion permanente. St Augustin, au moment de sa conversion, pensait être arrivé sur les hauteurs de la vie avec Dieu. Il a dû comprendre que n’était jamais achevé ce chemin de conversion, où, certes, ne manquent pas les grandes perspectives, les joies et les
lumières, mais où ne manquent pas non plus les vallées obscures, où nous devons aller de l’avant avec confiance, en nous reposant sur la bonté du Seigneur.

Il n’est pas juste non plus de penser que nous pouvons vivre sans jamais avoir besoin du pardon, et donc du sacrement de la réconciliation. Accepter notre fragilité mais continuer à avancer, ne pas renoncer mais aller de l’avant et, à travers le sacrement de
la réconciliation, nous convertir toujours pour un nouveau début, et ainsi grandir, mûrir pour le Seigneur, dans notre communion avec Lui.

Tout seuls, nous n’avançons pas. Nous avons besoin des autres, famille, amis, prêtres qui nous accompagnent. Une attitude de patience et d’humilité peut nous aider à être bons avec les autres, à être compréhensifs face à leurs faiblesses, à leur pardonner ; eux nous aideront et nous pardonneront.

Et si notre chemin doit passer par des vallées obscures, Dieu nous donnera le don de la persévérance et la certitude que nous sommes aimés de Lui, qu’Il nous soutient et ne nous abandonne pas à nos faiblesses. »