Rencontrer l’Autre, c’est rencontrer Jésus

22 novembre 2014
« Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » 
Mt 25, 40.

Les visiteurs de malades, les membres du Secours Catholique, les membres des cellules paroissiales d’évangélisation avec leur entourage proche (Oïkos)…veulent vivre cette parole et veulent « l’incarner » toujours plus concrètement.

Ce service « royal » à la suite du Christ Roinous aide à sortir de notre individualisme profond. Le Pape François nous entraîne à vivre « cette sortie » incessantequi est inconfortable ! 
Laissons nous gagner par la « Joie de l’Evangile ».

« L’isolement, qui est une forme de l’immanentisme, peut s’exprimer dans une fausse autonomie qui exclut Dieu et qui pourtant peut aussi trouver dans le religieux une forme d’esprit de consommation spirituelle à la portée de son individualisme maladif. Le retour au sacré et la recherche spirituelle qui caractérisent notre époque, sont des phénomènes ambigus. Mais plus que l’athéisme, aujourd’hui nous sommes face au défi de répondre adéquatement à la soif de Dieu de beaucoup de personnes, afin qu’elles ne cherchent pas à l’assouvir avec des propositions aliénantes ou avec un Jésus Christ sans chair et sans un engagement avec l’autre.

Si elles ne trouvent pas dans l’Église une spiritualité qui les guérisse, les libère, les comble de vie et de paix et les appelle en même temps à la communion solidaire et à la fécondité missionnaire, elles finiront par être trompées par des propositions qui n’humanisent pas ni ne rendent gloire à Dieu(…)

Un défi important est de montrer que la solution ne consistera jamais dans la fuite d’une relation personnelle et engagée avec Dieu, et qui nous engage en même temps avec les autres.

C’est ce qui se passe aujourd’hui quand les croyants font en sorte de se cacher et de se soustraire au regard des autres, et quand subtilement ils s’enfuient d’un lieu à l’autre ou d’une tâche à l’autre, sans créer des liens profonds et stables(…)

C’est un faux remède qui rend malade le cœur et parfois le corps. Il est nécessaire d’aider à reconnaître que l’unique voie consiste dans le fait d’apprendre à rencontrer les autres en adoptant le comportement juste, en les appréciant et en les acceptant comme des compagnons de route, sans résistances intérieures. Mieux encore, il s’agit d’apprendre à découvrir Jésus dans le visage des autres, dans leur voix, dans leurs demandes.
C’est aussi apprendre à souffrir en embrassant Jésus crucifié quand nous subissons des agressions injustes ou des ingratitudes, sans jamais nous lasser de choisir la fraternité. » N° 89 et 91