Discours de clôture de l’Assemblée plénière des évêques de France à Lourdes

15 novembre 2014
L’Assemblée plénière qui s’achève nous a permis de porter un regard sur des sujets de société importants et sur des aspects de la mission de notre Eglise...
Les échanges lucides et bienveillants nous invitent à faire confiance à ce qui naît et à encourager les initiatives locales…

Durant ces jours nous avons eu connaissance du rapport annuel du Secours catholique sur les pauvretés. Ce qui en ressort, c’est que les pauvres sont de plus en plus pauvres. Et s’ajoute à cela le fait que la solitude et l’isolement les rendent de moins en moins visibles…

Plusieurs événements récents continuent de nous tenir en alerte sur le devenir de notre planète.
L’évolution des écosystèmes naturels dont nous dépendons a de quoi nous préoccuper. Ces défis planétaires sans précédent peuvent aussi être l’occasion d’une salutaire prise de conscience et devenir des opportunités pastorales pour inventer de nouveaux modes de vie…

Le document issu du récent synode nous invite à purifier notre langage pour qu’il ne soit jamais blessant et à porter sur toute personne un regard d’espérance.

Notre souci et notre devoir de rappeler ce qui est ajusté aux appels de l’Evangile au sujet de la famille ne doivent pas faire taire en nous l’appel à sortir à la rencontre de celui qui souffre, à être une Église de la miséricorde et du réconfort, une Église qui accompagne, qui marche au pas de l’autre, surtout lorsqu’en son cœur il cherche le Seigneur…
Il s’agit de discerner ensemble à quoi l’Esprit Saint nous appelle, quels signes de son œuvre nous percevons, quels chemins privilégier pour la mission…

Hier soir nous avons commencé ce temps de pèlerinage avec les séminaristes de nos diocèses et leurs formateurs. Quelle joie pour eux et pour nous. Nous avons présent à l’esprit l’initiative du Christ qui après une nuit de prière appelle ses disciples et les conduit au milieu de la foule qui se presse vers Lui de toutes parts (Luc 6,12-19)… Nous voulons témoigner auprès des séminaristes et auprès des jeunes hommes de ce temps, de la joie et du bonheur que le Christ nous a donnés de vivre dans l’exercice de ce ministère.

Répondre à cet appel nous comble.

Répondre à cet appel nous unit au Christ, nous rend proches de lui dans cet élan d’amour qu’il puisait auprès du Père… Puissions-nous Le révéler à nos contemporains par le témoignage lumineux de la vie des baptisés, par notre engagement en faveur des plus pauvres et par des vies ecclésiales ouvertes et nourries à sa lumière.

Monseigneur, Georges Pontier, Président de la Conférence des évêques de France 9 nov. 2014